Histoire

Le quartier Saint-Jean-Baptiste

Baladez-vous à travers les rues atypiques du quartier Saint-Jean-Baptiste pour y découvrir tous ses trésors cachés. De la Côte d’Abraham au boulevard René-Lévesque, de la rue Salaberry à l’avenue Honoré-Mercier, les sens uniques et les côtes forment un petit labyrinthe verdoyant et coquet. Ses escaliers, ses couleurs, ses maisons étroites et ses lucarnes font du quartier SJB un tableau digne des plus grands films. À tous les coins de rue, tourner le regard vers la Basse-Ville peut nous faire découvrir des couchers de soleil à couper le souffle, dont les couleurs s’étendent au loin sur les Laurentides. Toutefois, son charme historique et naturel n’est pas le seul élément qui le caractérise : les commerçants et les artisans qui y sont installés ont créé une vie de quartier qui fait le bonheur de tous. Sortir faire son épicerie devient souvent une promenade charmante, parsemée de rencontres avec les gens du coin. Ne plaisant pas qu’aux résidents, le quartier accueille aussi les visiteurs éphémères à bras ouverts pour leur faire découvrir ses terrasses cachées, ses spécialités culinaires, ses commerces novateurs ou ancestraux, ainsi que ses boutiques branchées. Saint-Jean-Baptiste s’ouvre sur le monde et est fier de sa mixité commerciale et culturelle, qui fait de lui un univers à découvrir.

 

L’histoire du quartier

Le faubourg Saint-Jean est l’un des plus anciens quartiers de la ville de Québec. Il existait lors du Régime français, avant la conquête de 1759 par les Anglais. Le nom faubourg Saint-Jean s’explique par deux faits historiques. Tout d’abord, le terme faubourg désignait à l’époque la partie d’une ville située à l’extérieur de son enceinte. Ensuite, Monsieur Jean Bourdon, cartographe et ingénieur-arpenteur qui vivait sur une terre dans l’actuel quartier Montcalm décida en 1667 de construire le chemin Saint-Jean, qui reliait sa terre aux fortifications de Québec. En 1737, ce chemin devient la rue Saint-Jean, ainsi que le point de départ du Chemin du Roy entre Québec et Montréal.

 

 

Au cours du XVIIIe siècle, le faubourg Saint-Jean vit plusieurs problèmes de développement liés à la conquête anglaise et à l’invasion du Canada par les troupes britanniques. Plusieurs courageux artisans et commerçants parviennent toutefois à s’y installer. C’est particulièrement le coût abordable des terres du faubourg qui y attire la population. Cependant, c’est seu

lement lors du XIXe siècle, lors du retrait définitif des troupes britanniques de ce secteur, que le faubourg Saint-Jean tel qu’on le connaît commence véritablement à se développer. À ce moment de l’histoire, les artisans et les commerçants commencent à affluer vers le faubourg et à en faire un milieu culturel et commercial. C’est d’ailleurs à cette époque que l’Épicerie J.-A. Moisan, la plus vieille épicerie en Amérique du Nord, a ouvert ses portes.

Renaître après de grands incendies

Au cours de son histoire, le faubourg a été ravagé par de grands incendies. À cette époque, les constructions de bois sont des proies faciles du feu. Le premier incendie de 1845 a détruit la quasi-totalité des faubourgs Saint-Jean et Saint-Louis. Malgré des efforts de reconstruction et une loi interdisant le bois comme matériel de construction, deux autres incendies attaquent de nouveau les maisons des faubourgs, en 1861 et 1862. À partir de 1854, l’installation progressive d’un système d’approvisionnement en eau plus efficace dans le faubourg Saint-Jean vient peu à peu régler les problèmes d’incendie. Au cours des décennies suivantes, le faubourg peut donc continuer à se développer normalement sans craindre d’être de nouveau ravagé par les flammes.

L’église Saint-Jean-Baptiste, qui avait été engloutie par l’un des grands incendies du faubourg, a d’ailleurs été reconstruite et a longtemps été la figure de proue du quartier, puisqu’elle s’inscrit dans le patrimoine religieux de la ville. Le faubourg a donc souvent été reconstruit à partir de ses cendres, réussissant toujours à demeurer un quartier commercial populaire au fil des ans.

 

De faubourg Saint-Jean à Quartier Saint-Jean-Baptiste

En 2017, un vent de nouveauté souffle sur le faubourg Saint-Jean. Afin de rester fidèle aux citoyens qui l’habitent et à tous ceux qui le côtoient, le faubourg se dynamise et prend officiellement le nom de Quartier Saint-Jean-Baptiste, sans pour autant laisser derrière toute son histoire. Le nom quartier SJB est plus accessible, plus rassembleur et plus attrayant pour les nouvelles générations, car si apprendre du passé est essentiel pour grandir, oser avancer l’est tout autant pour garder vivant et agréable ce quartier dynamique. Les entrepreneurs, artisans et commerçants qui s’y sont installés au fil du temps et qui continuent d’affluer, propagent une convivialité qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, et partagent avec nous le plaisir d’acheter local!

Venez explorer le quartier Saint-Jean-Baptiste et découvrez ses secrets!